--Je ne vous demande pas grâce de la vie, chiens d'esclaves! je saurai mourir; mais je ne veux pas aller en enfer, moi! Ô mon bon patron! bienheureux évêque Cautin, où es-tu? où es-tu? Fais un nouveau miracle... envoie-moi un prêtre!...
--En attendant le miracle, comte Neroweg, prends cette hache.
--Quoi, Karadeuk, tu l'armes?
--Prends cette hache, comte Neroweg; j'ai la mienne, défends-toi.
--Mon père! il est fort comme un taureau sauvage; il est jeune encore et vous êtes vieux!
--Mon père! au nom de vos deux fils que vous avez sauvés, renoncez à ce combat...
--Mes enfants, ne craignez rien; cette hache ne pèse pas à mon bras... J'ai foi dans mon courage; j'éteindrai en ce Frank la race des Neroweg.
--Oh! être là, incapable de bouger... ne pouvoir me battre à ta place, ô mon père!
--Mes fils, c'est aux vieux à mourir... aux jeunes de vivre... Neroweg, défends-toi...
--Moi, de race illustre, me battre contre un gueux! un Vagre! un esclave révolté! non...