Note X: «Chram quittant Clermont vint à Poitiers; tandis qu'il y résidait avec toute la puissance d'un maître séduit par les conseils d'un méchant, il songeait à ourdir un complot contre son père... Chram retourna dans le Limousin et réduisit sous sa domination cette partie du royaume de son père... Plus tard le rusé Chram fit annoncer à ses frères, par un étranger, la mort de son père... Chram s'avança avec son armée jusqu'à Châlons-sur-Saône, ravageant tout sur son passage, etc. (Grégoire de Tours, Histoire des Franks, liv. IV, chap. XVI.)

Notes Y et Z: La fête des Kalendes (Kalendæ, festum Kalendarum) avait lieu au renouvellement de l'année, aux Kalendes de janvier. Cette fête, d'origine païenne, fut conservée par les chrétiens. On s'y livrait, avec une sorte de fureur, aux danses les plus obscènes: on y paraissait, en outre, ce qui était de nature à provoquer bien des excès, sous les déguisements les plus étranges. Les uns avaient des habits de femme, les autres étaient couvers du peaux de bêtes. L'Église essaya de réprimer les désordres des Kalendes: elle alla jusqu'à vouloir substituer à la fête annuelle des jeûnes et des prières. Elle ne réussit pas. (Voyez les textes accumulés dans Ducange.) Il y a plus: les laïques ayant peu à peu cessé de prendre part aux réjouissances du renouvellement de l'année, les évêques, les abbés, les prêtres, recueillirent, dans le sanctuaire, les traditions du paganisme et souvent ils célébrèrent dans leurs cathédrales ou leurs cloîtres, en y mêlant les jeux les plus burlesques et les plus immoraux, la fête des Kalendes. Seulement, cette fête avait changé de nom: elle était devenue la fête des Innocents ou des Fous. Elle tomba en désuétude à l'approche des temps modernes; elle ne devait pas survivre à la barbarie du moyen âge.

Voyez Ducange, ad verbum KALENDÆ, Ed. Henschel.

Note AA: Vie privée des Français, par Émile de la Bédollière, vol. I, p. 249.

CHAPITRE IV.

Note A: Grégoire de Tours, Histoire des Franks, liv. IV, ch. XVII. On y trouvera les détails de cette curieuse vendange armée.