—Le tien aussi, quoiqu'un peu barbare... Vortigern.

—De quel côté peut être la chasse?—reprit le jeune Breton en regardant d'un côté et d'autre avec une anxiété croissante;—il sera difficile de retrouver les chasseurs, le brouillard s'épaissit de plus en plus.

—Si nous allions nous perdre,—dit Thétralde en riant.—Moi, je ne connais pas les routes de la forêt.

—Alors, pourquoi n'être pas restée auprès des gens de la cour de votre père?

—Je ne sais. Je t'ai vu t'éloigner rapidement, je t'ai suivi malgré moi.

—Et maintenant, voyez dans quel embarras nous voilà!

—Tu es donc fâché de te trouver ici seul avec moi?

—Mon Dieu! je ne suis pas fâché,—s'écria le pauvre Vortigern;—mais je crains pour vous que cet épais brouillard se change en pluie vers le soir; vous serez mouillée jusqu'aux os, surtout si nous nous égarons de plus en plus. Nous devrions tâcher de rejoindre la chasse.

—Essayons... de quel côté irons-nous?

—Tout à l'heure il m'a semblé entendre, très au loin, le bruit affaibli des trompes.