Ursule et son mari étaient partis. Elle devait venir passer l'automne à Maran; M. Sécherin l'y amènerait et viendrait la reprendre, ses occupations ne lui permettant pas une longue absence.
Le lendemain du jour de notre arrivée, je m'éveillai de bonne heure; je sonnai Blondeau, elle entra.
—Eh bien!... et mes fleurs?—lui dis-je en ne lui voyant pas la corbeille de jasmin et d'héliotrope qu'elle m'avait toujours présentée chaque matin depuis mes fiançailles avec Gontran.
—On n'en a pas apporté, madame.
—C'est impossible!
—Je puis vous assurer, madame, qu'on n'a rien apporté... Je viens de l'antichambre.
—C'est impossible, encore une fois; je t'en prie, retournes-y, ma bonne Blondeau.
Elle revint sans fleurs.
Ce fut un enfantillage, sans doute, mais les larmes me vinrent aux yeux.
Blondeau s'en aperçut et me dit: