1845

TOME TROISIÈME.


CHAPITRE PREMIER.

UNE VISITE.

Je passai une nuit terrible.

A peine M. de Lancry m'eut-il ramenée chez moi, que je tombai dans une crise nerveuse qui m'ôta toute connaissance.

Je ne me souviens pas de ce qui se passa pendant les longues heures qu'elle dura. Elle cessa vers les quatre heures de l'après-midi.

Ma pauvre Blondeau était assise à mon chevet et pleurait silencieusement. Je portai les mains à mon front comme pour rassembler mes souvenirs. En me rappelant la scène de la veille, je ne doutai pas qu'un duel n'eût eu lieu.