—Le tour est parfait; et comme la pièce ne commence pas encore,—dit M. de Beaulieu,—je vais aller répandre cette malice pour doubler l'effet du sobieska de madame Girard.

—Mais savez-vous,—reprit madame de Luceval,—qu'il y a une charmante personne dans la loge de cette ridicule Girard? Alfred, tâchez donc de savoir qui elle est.

—En effet,—dit madame de Beaulieu en regardant attentivement Berthe,—elle est on ne peut plus jolie... et mise si simplement.... Voilà qui contraste avec le sobieska;... je ne puis concevoir qu'on n'aime pas la simplicité, et par conséquent le bon goût. C'est si commode, et il faut toujours se donner tant de peine pour se rendre ridicule....

—Est-ce que vous dites cela à propos de M. de Gercourt et de sa comédie, ma chère Alix?

—Méchante!... un de vos amis, un de vos anciens adorateurs.

—Il lui était si facile de ne pas faire cette comédie.

—Mais attendez au moins... pour la juger....

—Pas du tout, je serais influencée. Maintenant mon jugement est bien plus indépendant....

—Folle que vous êtes!... et vous avez encouragé M. de Gercourt dans cette tentative....

—Il est si bon d'avoir à consoler ses amis dans leur infortune!