—Jamais.
M. de Brévannes, contrarié de la réserve de la jeune fille, tenta une autre voie pour la gagner.
—Tenez, ma chère enfant, il faut tout vous dire.... J'ai en effet des choses intéressantes à révéler à madame de Hansfeld; mais—ajouta-t-il avec un accent flatteur, presque tendre—j'ai quelque chose aussi à vous dire, à vous.
—A moi?
—Sans doute. Je vous ai vue l'autre jour passer dans la rue Saint-Louis, je vous ai trouvée charmante... trop charmante pour mon repos....
La mulâtresse baissa la tête sans répondre.
Peut-être sera-t-elle plus sensible à des douceurs, à des cajoleries qu'à de l'argent, pensa M. de Brévannes; il reprit:
—Oui, et depuis ce jour j'ai doublement désiré de vous voir, d'abord pour vous parler de l'impression que vous avez faite sur moi, et puis des choses importantes qui regardent la princesse.
—Vous vous moquez, monsieur?
—Ne croyez pas cela.... J'aurais peut-être trouvé d'autres moyens de parvenir jusqu'à madame de Hansfeld; mais j'ai préféré avoir recours à vous; votre physionomie expressive annonce tant d'esprit, des passions si ardentes, si généreuses, qu'en vous parlant de la maîtresse que vous aimez et de l'amour que vous inspirez... on doit mériter d'être bien accueilli par vous.... Iris....