—On ne le reconnaîtra plus au foyer de la danse.
—Je parie qu'il a laissé sa femme à la campagne, afin de mener plus à son aise la vie de garçon.
—Voilà toujours comme finissent les mariages d'inclination.
—Nous avons arrangé un souper pour ce soir... Brévannes.
—Tu y viendras, ça te remettra au fait de Paris.
M. de Brévannes était un homme de trente-cinq ans environ, d'un teint fort brun, presque olivâtre; sa figure, assez régulière, avait une rare expression d'énergie. Ses cheveux, ses sourcils et sa barbe très noirs lui donnaient l'air dur; ses manières étaient distinguées, sa mise simple de bon goût.
Après avoir écouté les nombreuses interpellations qu'on lui adressait, M. de Brévannes dit en riant:
—Maintenant j'essaierai de répondre, puisqu'on m'en laisse le loisir; mes réponses, ne seront pas longues. Je suis arrivé hier de Lorraine. Je suis meilleur mari que vous ne le pensez, car j'ai ramené ma femme à Paris.
—Madame de Brévannes t'aurait peut-être trouvé encore meilleur mari si tu l'avais laissée en Lorraine—dit le domino;—mais tu es trop jaloux pour cela.
—Vraiment? reprit M. de Brévannes en regardant le masque avec curiosité—je suis jaloux?