—Mais ensuite, ensuite?

—Ah! savons-nous ce qui appartient à l'avenir. Remercions le sort de l'heure, de la minute présente; demain n'est pas à nous.

—Mais quand pourrai-je vous écrire, vous revoir? Quelle sera l'issue de cet amour? il me brûle, il me dévore, il me tue.

—Et moi aussi il me brûle, il me dévore, il me tue; vous ne souffrez pas seul... n'est-ce pas assez?

—Mais qu'espérer?

—Que sais-je! Aimer pour aimer, n'est-ce donc rien?

—Mais que je puisse au moins vous voir quelquefois chez vous, vous rencontrer dans le monde.

—Chez moi, non; dans le monde, votre serment s'y oppose.

—Ah! vous êtes sans pitié.

—Calmez votre mère, non par des promesses, mais par des temporisations. Dans huit jours je vous écrirai.