Il faut observer, dans le tableau représentant le Jugement, le roi Salomon qui, sortant de son tombeau, paraît indécis et semble se demander de quel côté il sera placé, le peintre ayant ainsi voulu figurer l'opinion incertaine où l'on est concernant le salut de ce roi.

Viennent ensuite les Anachorètes de la Thébaïde, par Pierre Laurati, puis l'Assomption, par Simon Memmi, sur la porte d'entrée.

La vie et les miracles du patron de Pise, S. Ranteri, et les exploits du martyr de Sardaigne, saint Ephèse, d'une admirable exécution, occupent le reste de la muraille jusqu'à l'autre porte par laquelle on est entré dans le Camposanto.

Le même Simon Memmi et Antoine Veneziano, en 1386, peignirent supérieurement les tableaux qui se rapportent à saint Ranieri, et Spinello Aretino, en 1390, ceux qui représentent des scènes de la vie de saint Potitus et les combats ainsi que le martyre de saint Ephèse; mais ils sont pour la plupart endommagés.

Le long de cette galerie méridionale se trouvent encore de précieux bas-reliefs, des urnes et des statues des écoles grecques, romaines et pisanes des temps antiques.

Mais à cause de la brièveté qui m'est imposée je ne puis les décrire minutieusement. Je ferai cependant connaître les monuments modernes, et, commençant à gauche de la porte d'entrée, je les nommerai par ordre.

N° i.--Monument érigé au célèbre oculiste André Vacca Berlinghieri, professeur de chirurgie à l'Université de Pise, mort en 1826, par Albert Thorwaldsen, danois, qui y a sculpté l'histoire de Tobie.

N° 2.--Monument consacré à Joseph Morosi de Ripafratta, célèbre mécanicien, mort en 1840. La Renommée qui y est sculptée est l'ouvrage de Fraccaroli Veronese.

N° 3.--Monument érigé à Vincent Marulli des ducs d'Ascoli, patricien napolitain, mort à Pise en 1808, par Michel Van Lint. Un Génie qui montre les oeuvres du défunt est sculpté sur ce monument.

N° 4.--Inscription et effigie de l'avocat J.-B. Fanucci, pisan, auteur de l'histoire des trois célèbres peuples maritimes d'Italie, mort en 1834 par François Storni.