[434] La section des Postes ayant ainsi donné pour la seconde fois son adhésion à l'adresse à l'armée et les commissaires de la section des Champs-Elysées l'ayant également signée malgré l'arrêté de leur section en date du 28 juillet (voyez F. Braesch, La Commune du 10 août 1792, p. 138) il y eut donc définitivement trente-neuf sections adhérentes.

[435] Le texte semble porter Rousset. Mais il s'agit sans doute de Roussel qui fut choisi, le 12 août, par la section pour la représenter à la Maison commune. (Voir ci-après à [cette date].)

[436] C'est le dernier pas fait par la section des Postes pour établir la permanence des sections. Sur les précédentes tentatives dans ce sens, voyez ci-dessus, p. [126] et 134, n. [411]. On sait que le seul obstacle à la permanence, était l'absence d'un décret spécial de la Législative établissant nommément la permanence des sections. Or ce décret fut rendu le 25 juillet et sanctionné par le roi le 28 (cf. F. Braesch, La Commune du 10 août 1792, p. 129). De là la mesure adoptée par la section des Postes dans la présente séance du 31 juillet.—Ainsi, à la fin de juillet, les séances étaient devenues à la fois publiques et quotidiennes. Il ne restait plus qu'à admettre les citoyens passifs à prendre part aux délibérations de l'Assemblée. Ce sera l'œuvre de la révolution du 10 août.

[437] Il s'agit, non du bureau central de correspondance des sections créé le 27 juillet (voyez F. Braesch, La Commune du 10 août 1792, pp. 131-132), mais du bureau central des juges de paix, dont il a déjà été question précédemment (cf. p. 128, n. [401]). On en trouvera la preuve ci-après dans le procès-verbal de la séance du 1er août 1792, pp. [152] et [153].

[438] Sur les troubles suscités à Paris à la fin du mois de juillet par les grenadiers et autres corps spéciaux de la garde nationale et sur le projet de suppression de ces corps, cf. F. Braesch, La Commune du 10 août 1792, pp. 125-126 et 174-181.

[CINQUANTE-CINQUIÈME ASSEMBLÉE.—1er AOUT 1792.]

L'an mil sept cent quatre-vingt-douze et le quatrième de la liberté, le premier août, l'Assemblée générale de la section des Postes légalement convoquée, la séance a été ouverte par la lecture du procès-verbal de celle de la veille, qui a été adopté après les corrections indiquées par l'Assemblée.

La dame Doumer, citoyenne arrêtée hier, s'est présentée pour faire ses remerciements à l'Assemblée; elle a rendu compte de ce qui s'était passé dans son arrestation, et au bureau central de la police correctionnelle; l'Assemblée satisfaite des détails, M. le Président a exprimé à cette citoyenne combien elle avait été sensible à son accident, et l'a invitée à sa séance.

Un membre a demandé la parole et a proposé qu'il fût arrêté par forme de règlement: 1o qu'un membre ne pourrait parler qu'après avoir obtenu la parole; 2o qu'un membre ne pourra parler que trois fois sur le même objet; 3o que le Président rappellerait à l'ordre le citoyen qui enfreindrait les deux articles précédents sans cependant le dénommer, qu'en cas de récidive il le rappellerait nominativement, qu'à la troisième fois le Président consulterait l'Assemblée pour savoir si le citoyen serait invité à se retirer de l'Assemblée.

Ces quatre propositions ont été adoptées et arrêtées.