Ce 25 août 1792, l'an 4e de la liberté et le 1er de l'égalité.

Législateurs, dans ces instants où la Patrie est en danger, où tous bons citoyens (sic) doivent s'armer pour la défendre, la soutenir et la venger, nous osons paraître devant vous pour, comme membres du Comité de surveillance permanent, dénoncer des ingrats, esclaves des tyrans que nous venons de renverser, qui n'ont pas hésité de signer l'arrêt qui devait causer notre perte et celle totale de nos frères, qui, comme des Césars ont reçu la mort pour nous maintenir dans cette liberté et cette égalité que nous chérissons et que nous soutiendrons au péril de notre vie.

Oui, Législateurs, nous nous présentons devant vous, pour vous prouver les intentions de notre section et réclamer votre autorité afin d'avoir de la Commune un pouvoir authentique pour poursuivre des hommes indignes de partager avec nous cette sainte Liberté que leur conduite a déshonorée.

Ces hommes en place ou fonctionnaires publics sont: MM. Chaudot, notaire; Girault nommé par le ci-devant roi commissaire conciliateur en Amérique; Laurent, membre du tribunal du 2e arrondissement; Payen-Deslauriers, municipal; Brunier, médecin.

Ces hommes, Législateurs, méritent une censure, votre mépris et notre indignation.

Prononcez, Législateurs, leurs châtiments, vous ne pouvez les soustraire à la juste rigueur de la Loi qui les attend.

[650] Sur cette question, voyez F. Braesch, La Commune du 10 août 1792, pp. 883 et suiv.

[651] Je n'ai pas trouvé ces adresses.

[652] Le texte original porte: «... Androt...»; J'ai conservé la forme: Andrau, de la p. [210] (voyez aussi p. [216] et n. [631], et p. [217] et n. [634]).

[ASSEMBLÉE DU 26 AOUT]