(St. 10.)

Nous gardons encore la trace de ce t euphonique: crie-t-il? appelle-t-on? Mais il faudrait avoir le courage d'écrire criet-il; appellet-on?

Nous avons vu qu'au XVIe siècle, on prononçait le t euphonique sans l'écrire; et nous voyons maintenant qu'au XIIe siècle on l'écrivait souvent où il ne se prononçait pas. Les uns trouvant sur le papier aime-il, va-il, ne manquaient pas de lire aime-t-il, va-t-il. Les autres y voyant les derniers vers que je viens de transcrire, les lisaient ainsi:

Il enappelle et ses dus et ses countes…

Sa coutume est qu'il parole à leisir…

Voici d'autres exemples (on en citerait par centaines):

Branches d'olives en vos mains porterez;

Co senefiet pais et humilitet.

(St. 5.)

Munjoie escriet: Co est l'enseigne Carlun.