Achab dit du prophète Michée:

«Jo lhaz pur ço que tuz jurs me prophetizad mal, e nul bien.» (Rois, p. 335.)

«Je le hais parce qu'il m'a toujours prophétisé du mal, et jamais du bien.»

Hebers, le versificateur du Dolopathos, parlant du jeune Lucinien exposé par la reine aux séductions d'une troupe de demoiselles charmantes, compare le pauvre garçon à un homme assailli de serpents. A peine ce mot est-il écrit, que le bon trouvère en éprouve du remords, et fait cette réflexion:

Je cuit ke je faz vilenie

Quant serpent apel damoiseles

Qui tant erent plesans et beles

C'om ne pot miex vaillans trover.

(Dolopathos, p. 168.)

Un peu auparavant, le poëte avait montré la reine rassemblant les jeunes filles les plus jolies de la ville, celles qui savaient le mieux chanter et danser, et leur enjoignant de déployer tout leur art auprès de Lucinien: