La syncope ne tarda pas à resserrer tous ces mots. Le livre des Rois dit partout aneme (animam); la chanson de Roland écrit déjà anme. Roland à l'agonie se recommande à Dieu:
Guaris de mei l'anme de tuz perils…
Mors est Rollans, Deu en a l'anme es cels.
(St. 173.).
ENGELE, dans les Rois et dans saint Bernard:
—«Glore soit a Deu en haltismes, ce dient li engele.» (P. 543.)—«Jacob vit les engeles montanz et «descendanz.»
(Job, p. 480.)
Dans le Roland, c'est déjà angle:
Ço sent Rollans que la mort li est pres,
Par les oreilles fors se ist la cervel: