(P. 100.)
Droit en Gascogne va Begons de Belin.
(P. 19.)
Begons les guie (guide), li dux au fier talent.
(P. 84.)
—«Il est bien reconnu aujourd'hui que de Charles on faisait Charlon; de Hugues ou Hues, Hugon ou Huon; de Pierre, Pierron.» (Formation de la lang. franç., p. 64.)
Sans doute, cela est bien reconnu; mais ce qui ne l'est pas, c'est que ces formes fussent le résultat d'une déclinaison à l'instar de la déclinaison latine. Jusqu'à nouvelle preuve, je croirai que la terminaison en on marquait ou un diminutif, ou plutôt un augmentatif, comme en italien Carlo, Carlone; Ugo, Ugone. Un capello est un chapeau; un capellone, un grand chapeau.
Dans le système de M. J.-J. Ampère, garçon était le cas oblique de gars, comme sapin le cas oblique de saps. Cela est dit formellement p. 67 et 74. Le livre des Rois n'emploie jamais que le mot saps; l'exemple invoqué par M. Ampère est celui-ci: «Et tut frai tun plaisir de cedres et de saps.» (Rois, p. 243.) Mais c'était ici précisément l'occasion du cas oblique sapin, s'il eût existé en cette qualité. Sapin ne se rencontre jamais dans la version des Rois; il n'a existé que plus tard; c'est un diminutif qui a fini par remplacer le nom simple.
Gars et garçon différaient de sens. Gars est tout uniment un jeune homme; garçon emporte une idée de mépris: c'est un gars de basse extraction et de mauvaises mœurs; tout au moins un valet. Les femmes de la fée Mélior ne l'eussent point blâmée d'avoir pris pour amant un gars; mais ignorant la naissance de Partonopeus, elles le croyaient un garçon: