Ferront, par syncope pour feriront; les Français sont bons, dit Roland; ils frapperont en braves.

Mais cette troisième personne aujourd'hui ne se termine plus en ont, excepté au futur; aux autres temps l'e muet a remplacé l'o; ils aiment, ils appellent, etc. Il y avait jadis plus d'uniformité:

PIERROT.

«Allons, Lucas, ç'ai-je dit, tu vois bian qu'ils nous appelont!… Que d'histoires et d'engingorniaux boutont ces messieux-là!… Jarni, v'là où l'on voit les gens qui aimont!…»

(Don Juan, act. II, sc. 1.)

Je retrouve également cette forme dans la traduction du livre de Job, faite au commencement du XIIe siècle:—«Li Caldeu… envaïrent les chamoz, si les enmenont

(P. 501.)

Un duc i ot, qu'apelont Fauseron.

(La Desconfite de Roncevaux, introd. du Roland, p. 55.)

«Il y eut un duc qu'ils appellent Fauseron.»