Semonez-moi et sains et saintes.

(Barb., I, p. 202.)

Vous avez vu que la notation en sonnait toujours comme dans menteur, et jamais comme nous la faisons sonner aujourd'hui dans je viens et les noms propres Vienne, Ardennes, Gien, Agen. Vous ne serez donc pas surpris d'entendre les paysans du théâtre vous dire: Hé bian!—Je revians tout à l'heure.—Ça n'est rian!—J'en avons vu bian d'autres!

(D. Juan.)

Vous avez vu également que cette notation ui avait été inventée pour altérer la valeur originelle de ce caractère u, qui sonnait ou, comme en latin;—que d'abord ui sonna u, et plus tard i, toujours par un son simple.

Appliquez cette règle aux mots lui, je suis, je puis, et puis: vous approuverez nécessairement le peuple qui dit pisque, et pis; et Charlotte disant à Pierrot:—«Que veux-tu que j'y fasse? C'est mon himeur, et je ne me pis refondre.—Enfin, je t'aime tout autant que je pis!—Je vous sis bian obligée, si ça est.»

Et Pierrot disant à Charlotte:

«Ignia pas jusqu'aux souliers qui n'en soyont tout farcis (de rubans), depis un bout jusqu'à l'autre!…»

«Regarde la grosse Thomasse, comme alle est assotée du jeune Robin! Alle est toujou autour de li à l'agacer… toujou alle li fait queuque niche, ou li baille queuque taloche en passant…»

Vous dites encore, avec une réticence: Queu diable! pour quel diable!… absolument comme dit Pierrot: «Morgué! queu mal te fais-je?» (Voy. p. [54] et suiv.)