On trouve même fréquemment les deux formes du superlatif accumulées:—«Senz lo tres haltisme conseil de la sainte Triniteit.»
(Ibid.)
Au XVIIe siècle, les gens qui avaient le plus et le mieux étudié la langue, et qui en conservaient la tradition la moins défigurée, par exemple, Malherbe, employaient les superlatifs en issime. Malherbe raconte à Peiresc l'apparition d'un météore, qui fut interprété par Henri IV à présage de victoire:
«La nuit d'entre le jeudi et le vendredi ensuivant, il fut vu par les gardes un certain feu en forme d'oiseau, qui s'éleva du jardin des Canaux, passa par dessus la cour du cheval et par-dessus le château, alla crever en la cour du donjon, à l'endroit de l'horloge, avec un grandissime bruit; on dit comme d'un pétard.»
(Lettre du 26 avril 1607.)
DE, après le comparatif.
Les Italiens après le comparatif mettent le génitif: Maggior di me, peggior di te. Notre vieille langue en usait de même:
Meillor vassal de lui onc ne connue-je mie.
(Garin, t. I, p. 60.)
Mes barons a le nez plus noir