Je l'accorde, mais en quel sens? Qu'il y avait un système constitué pour la déclinaison de l'article avec les terminaisons du latin; le système dont MM. Raynouard, Ampère, Fallot, et leurs élèves, nous présentent un tableau vaste et régulier? Nullement; et mon argument est bien simple: c'est qu'il n'est presque pas un des cas de ce tableau, si net dans la théorie, que, dans la pratique, on ne trouve confondu avec les autres. La doctrine est continuellement démentie par l'application: le est aussi féminin que li ou la:

Nus ne doit s'amie essaier;

Ki l'at, en pais le doit laissier.

(La Violette, p. 77.)

Sans congie prendre en est alé

De le cité parmi la porte.

(Ibid., p. 76.)

Voici maintenant les deux formes ensemble:

Lors li sambla et fu avieré,

Quant ot coisi la fremeté,