(Zaïre, III, sc. 1.)

Toutes les éditions imprimées du vivant de Voltaire, et l'édition de Kehl, portent mamelus; et la tradition de cette prononciation s'était conservée au Théâtre-Français, que la barbarie à la mode envahit déplorablement chaque jour.

Nous prononçons encore estomac sans faire sonner le c, non plus que dans porc, ni dans porc-épic. Porc-épique, comme quelques-uns affectent de dire, s'entendrait tout au plus du sanglier d'Érymanthe, ou du cochon rôti dont Ulysse fut régalé chez Eumée.

C au milieu d'un mot, devant une voyelle, s'adoucissait en g par la prononciation: segond, de secundus. Les Latins disaient de même quingenti pour quincenti. Au contraire, ago faisait actus, et non agtus, la dureté du t ne pouvant s'allier à la mollesse du g.

C se rencontrant dans un mot suivi d'un t, laisse dominer le t, ou plutôt se transforme pour renforcer ce t:

Belle dottrine met en lui

Qui se chastie par autrui[13].

(L'Hostel de Cluny, p. 128.)

[13] S'instruit par l'exemple d'autrui.

On écrivait pacte, et l'on prononçait patte. Apactir (sens analogue à affermer), apatir, tenir en apatis:—«Laquelle cité un pauvre soudoyer Bourgognon, nommé Pernet Braset, tenoit en apatis, le roi estant dedans.»