(La Desconfite de Roncevaux, Intr. à la Ch. de Roland, p. LVII.)

Dans le fabliau de Gombers et des deux Clercs, la femme de Gombers, surprise des retours extraordinaires de son mari (ou de celui qu'elle croit son mari), lui dit:

Ne sais or de quoi vous souvint;

Piece a mais qu'il ne vous avint[107].

[107]

Qu'a mon mari, dit-elle, et quelle joie

Le fait agir en homme de vingt ans?

(LA FONTAINE, le Berceau.)

Les Italiens disent absolument de même, un pezzo, un pezzo di tempo, gran pezzo. Il y a apparence que c'est d'eux que nous avions emprunté cette locution.

On a remplacé pieça par il y a longtemps; cinq syllabes pour deux, et l'impossibilité d'entrer en vers. Notre langue a réellement beaucoup gagné!