De borner nos talents à des futilités,
Et nous fermer la porte aux sublimes clartés.
(Ibid. III. 2.)
Appelez-vous, monsieur, être à vos vœux contraire,
Que de leur arracher ce qu’ils ont de vulgaire,
Et vouloir les réduire à cette pureté.....
(Ibid. IV. 2.)
La multiplicité de ces exemples, tant en vers qu’en prose, fait assez voir que Molière, en supprimant en poésie la préposition une fois exprimée, ne cédait pas à la contrainte de la mesure; il suit la coutume de tous les écrivains du XVIIe siècle. Je n’en apporterai qu’un exemple; il est de la Fontaine, et curieux à cause de la longueur de la période, et du nombre de verbes devant lesquels il faut suppléer le de mis au commencement.
«Ésope, pour toute punition, lui recommanda d’honorer les dieux et son prince; se rendre terrible à ses ennemis, facile et commode aux autres; bien traiter sa femme, sans pourtant lui confier son secret; parler peu, et chasser de chez soi les babillards; ne se point laisser abattre au malheur; avoir soin du lendemain....... surtout n’être point envieux du bonheur ni de la vertu d’autrui.......»
(La Fontaine. Vie d’Ésope.)