(Am. magn. II. 3.)

«Madame, qui de tous poins veoit le seigneur de Saintré à combattre meu et desliberé, feloneusement luy dist: Sire de Saintré, nous voulons et vous commandons, sur peine d’encourir nostre indignacion, que incontinent tous deux vous desarmez.»

(Le Petit Jehan de Saintré.)

«Les seigneurs du Carthage, voyants que leur pays se despeuploit peu à peu, feirent desfense expresse, sur peine de mort, que nul n’eust plus à aller par là.»

(Montaigne. I. 30.)

«Si mon fils a jamais des enfants, je veux qu’ils étudient au collége de Clermont, sur peine d’être déshérités.»

(St.-Évremond. Convers. du P. Canaye.)

«Est-ce un article de foi qu’il faille croire, sur peine de damnation?»

(Pascal. 18e Prov.)

On écrivait originairement sor et soz; quand la consonne finale était muette, comme l’o sonnait le plus souvent ou, la prononciation confondait pour l’oreille sour et souz; de là l’emploi indifférent de l’un ou de l’autre dans certaines locutions consacrées, comme sur peine et sous peine.