(L’Ét. II. 14.)

Sus n’est autre chose que sur. La consonne finale étant inarticulée dans l’origine, il arrivait souvent que l’écriture notât une consonne pour une autre. Courir sus à quelqu’un, c’est courir sur quelqu’un; mais sur, dans la première de ces locutions, est aujourd’hui employé comme adverbe; il est préposition dans la seconde. Sus, sus, c’est-à-dire, Allons, debout!

Mais pourquoi n’a-t-on pas dit courir sus à quelqu’un? l’euphonie y trouvait aussi bien son compte. Voyez, à l’article [CHAISE], ce qui est dit du zézayement parisien.

Nicot: «Sus ou SUR, super

Le langage de la jurisprudence a conservé susanner, qui est une autre prononciation de suranner, réduit lui-même aujourd’hui à son participe passé.

«Une prise de corps ne se susanne jamais.»

(De Laurière.)

C’est-à-dire, ne perd pas sa vertu, faute d’avoir été exécutée dans l’année; ne se suranne pas, non antiquatur.

Vous observerez que les Latins employaient déjà sus pour super en composition. Suspendere est pour superpendere.

SUSPENS SI (ÊTRE EN)...: (Voyez [SI] répondant au latin an, utrùm.)