(G. D. II. 10.)
La tournure moderne pour employer aussi, serait: aussi n’est-ce pas en gentilhomme, etc....
Mais le XVIIe siècle conservait aussi même après la négation exprimée, qui aujourd’hui commande non plus.
—«Ragotin fit entendre à la Rancune qu’une des comédiennes luy plaisoit infiniment. Et laquelle? dit la Rancune. Le petit homme estoit si troublé d’en avoir tant dit, qu’il respondit: Je ne sçay.—Ny moy aussy, dit la Rancune.»
(Scarron. Rom. com. 1re p. ch. XI.)
«Ces paroles ne peuvent donc servir qu’à vous convaincre vous-même d’imposture, et elles ne servent pas aussi davantage pour justifier Vasquez.»
(Pascal. 12e provinc.)
L’étymologie d’aussi est etiam. On disait dans l’origine essi, d’où l’on fit aisément ossi, et l’on écrivit par corruption aussi. Sylvius, dans sa grammaire imprimée chez Robert Estienne, en 1531, dit: «Etiam, eci vel oci; corrupte aussi.» (P. 145.)
AUTANT; IL N’EN FAUT PLUS QU’AUTANT, pour dire il ne s’en faut guère:
On la croyoit morte, et ce n’étoit rien.