M. Auger.
Du moment que ce groupe de mots ne forme plus qu’un substantif composé, les éléments doivent en être fixes et invariables. Il semble qu’on doit adopter quant-à-moi, comme ont fait Molière et la Fontaine; car on ne pourrait pas dire: je garde mon quant-à-soi, tandis qu’on dira bien: il garde son quant-à-moi.
A propos de cette locution quant à moi, signifiant quant à ce qui me regarde, Ménage déclare qu’elle n’est plus du bel usage. «M. de Vaugelas, dit-il, permet quant à nous, quant à vous, et condamne seulement quant à moi. Je suis plus sévère: toutes ces façons de parler ont vieilli, et ne sont plus du bel usage.»
Rien n’est plus propre que cette observation de Ménage à faire voir combien, dans les études grammaticales de ce temps-là, le caprice tenait lieu de raison. En effet, quelle raison pouvait avoir Vaugelas de permettre quant à nous et d’interdire quant à moi? Où prenait-il le prétexte de cette distinction? Il fallait qu’il fût bien sûr de l’autorité de son nom pour oser rendre de semblables arrêts! Au reste, la docilité du public se chargeait de justifier la tyrannie de Vaugelas. Ménage du moins était plus conséquent, qui supprimait tout.
—TENIR UN EMPIRE, le posséder, en être investi:
Cet empire que tient la raison sur nos sens
Ne ferme point notre âme aux douceurs des encens.
(Fem. sav. III. 5.)
TERMES; EN ÊTRE AUX TERMES DE:
La chose en est aux termes de n’en plus faire de secret.