Te tairas-tu, serpent, dont les traits effrontés...

(Tart. II. 2.)

Premièrement, un serpent ne lance point de traits; ensuite des traits n’ont point de front, par conséquent ne peuvent être effrontés. C’est Dorine qui est un serpent et une effrontée, et dont les mots sont autant de traits. Ces trois expressions, qui sont justes prises séparément, fondues en une seule métaphore sont fausses, à cause de l’incohérence des images, qui devraient former un ensemble.

—JOUER UN TRAIT:

Et sans doute il faut bien qu’à ce becque cornu

Du trait qu’elle a joué quelque jour soit venu.

(Éc. des fem. IV. 6.)

Et vous avez eu peur de le désavouer

Du trait qu’à ce pauvre homme il a voulu jouer.

(Tart. IV. 3.)