(D. Garcie. V. 6.)
Non, l’ardeur que je sens pour cette jeune veuve
Ne ferme point mon âme aux défauts qu’on lui treuve.
(Mis. I. 1.)
Il était de règle, dans l’origine de la langue, que tout verbe ayant à l’infinitif la diphthongue ou, la changeait en eu à l’indicatif.—Mouvoir, mourir, pouvoir, couvrir, secourir, se douloir, etc., faisaient à l’indicatif je meus, je meurs, je peux, je cueuvre, je sequeurs, je me deuls, etc.
Je n’ai jamais vu, dans les monuments primitifs de notre langue, d’exemple de l’infinitif treuver; c’est toujours trover, trouver. (Voy. des Var. du lang. fr., p. 179.)
Au XVIe siècle, que déjà les traditions originelles commençaient à se perdre, on rencontre quelquefois treuver. Olivier de Serres, par exemple, n’emploie pas d’autre forme; mais elle est évidemment déduite, par erreur, de celle du présent. C’est ainsi que, de la forme contractée ci-gît, certains lexicographes modernes ont conclu l’infinitif GIR, au lieu de GÉSIR.
(Voyez le Dict. de M. N. Landais.)
TRIBOUILLER, patois, agiter, secouer violemment:
LUBIN.—Je me sens tout tribouiller le cœur quand je te regarde.