[60] Suivant l’opinion reçue et l’ordre adopté. Je crois, après un mûr examen, que ce fut le premier. L’Étourdi et le Dépit ayant été composés en province, on n’a pu en savoir la chronologie très-authentique. Il est certain que l’Étourdi, par rapport à la conception comme par rapport au style, montra un progrès immense sur le Dépit.

[61] En lui envoyant un sonnet sur la mort du jeune Lamothe-Levayer.

[62] Sade marquait un sérieux doux, une contenance réservée avec grâce. Plusieurs écrivains du XVe siècle ont pris sade et son diminutif sadinet pour gentil, agréable. Les Anglais, entraînant l’exagération du mot dans le sens opposé, ont gardé sad pour signifier triste. Le sens primitif était intermédiaire. «Sadde, dit Palsgrave (en 1530), discrete; sadde, full of gravity.» (Fol. 94 verso.)

Sade paraît venir de sedatus, et en exprime parfaitement le sens. Borel dérive maussade de male satus; c’est une étymologie à la façon de Ménage, qui se contente de quelques lettres communes ou analogues pour conclure la filiation. Si maussade vient de male satus, sade tout seul signifiera donc satus? Borel n’y a pas réfléchi.

[63] Il se donna pour le fils de Dieu, et gagna des partisans, à l’aide desquels il envahissait les monastères et en chassait les moines. Pour arrêter cette espèce d’hérésie ridicule, il ne fallut rien de moins qu’un concile tenu à Reims, et présidé par le pape en personne. Cela se passait en 1148.

(Cf. d’Argentré.)

[64] J’ai développé ce point dans les Variations du lang. fr., p. 177, 301 et suivantes.

[65] Cette pièce est de 1685, Phèdre est de 1677; ainsi Racine avait composé tous ses ouvrages, hormis Esther et Athalie.

[66] Si mentir n’est plus en français un verbe actif, il l’était en latin, et cela revient au même. Mentior at si quid.... (Hor. sat.)

[67] Dans la maison.