Molière s’exprimerait-il autrement s’il voulait dire que les hypocrites, par leur manière de réciter Tartufe, d’en accentuer les vers, dénaturent la pensée de l’auteur, et font d’un ouvrage innocent un ouvrage impie?

(Voyez [Métaphores vicieuses].)

BOUCHON ET BOUCHONNER:

Hai, hai, mon petit nez, pauvre petit bouchon!

(Éc. des m. II. 14.)

Je te bouchonnerai, baiserai, mangerai.

(Éc. des fem. V. 4.)

Bouchon est ici le diminutif de bouche. Il ne faut pas s’arrêter à ce que cette terminaison on, one, est en italien la marque d’un augmentatif; il est certain qu’en français elle a reçu un emploi opposé, comme de Pierre, Pierron ou Pierrot; de Charles, Charlon ou Charlot, de Gothe, Gothon; de Marie, Marion, etc. Et dans les noms communs, bestion (de beste), valeton (valet), luiton (lutin), tetton (tette), peton (pied), chaton (chat), poupon (poupe, poupée, etc.)

Voici l’article de Furetière: «Bouchon est aussi un nom de cajollerie qu’on donne aux petits enfants, aux jeunes filles de basse condition: Mon petit cœur, mon petit bouchon

BOUGER (SE), verbe réfléchi, pour bouger, neutre: