Un esprit partagé rarement s’y consomme,
Et les emplois de feu demandent tout un homme.
(La Gloire du Val de Grâce.)
La confusion entre consommer et consumer a été signalée par Vaugelas comme une faute, à la vérité commune chez de bons écrivains, mais enfin comme une faute.
Ménage, sans en donner une bonne raison, n’a pas voulu se rendre à la décision de Vaugelas; mais l’Académie l’a adoptée, et le sens des racines commanderait en effet la distinction, si consommer venait de summa, et consumer de sumere. Je n’en crois rien: consumere est la seule racine des deux formes. L’usage de prononcer le um latin par on (voyez [Matrimonion]) a conduit tout d’abord à traduire consumere par consommer.
«Ceste qualité estouffe et consomme les aultres qualités vrayes et essentielles.»
(Montaigne. III. 7.)
Alors la forme consumer n’existait pas; consommer était seul; car il faut toujours se rappeler que notre langue a été soumise à deux systèmes de formation très-différents. Consommer est le mot de première époque, et consumer le mot de seconde époque. L’archaïsme luttait encore du temps de Molière.
CONSTAMMENT, avec constance:
Instruire ainsi les gens