Las! il vit comme un saint, et dedans la maison

Du matin jusqu’au soir il est en oraison.

(Ibid. III. 6.)

Et je tremble à présent dedans la Canicule.

(Sganarelle. 2.)

Puis-je obtenir de vous de savoir l’aventure

Qui fait dedans vos mains trouver cette peinture?

(Ibid. 9.)

Dedans, dessus, dessous, devers, suivis d’un complément, sont aussi vieux que la langue française. Je ne vois pas sur quelle autorité l’on a prétendu, depuis un demi-siècle, les restreindre au rôle d’adverbes. C’est apparemment pour leur inventer une valeur différente de celle de la forme simple dans, sur, sous, vers, dont ils ne sont qu’une variante. Mais après avoir proclamé, d’une manière absolue, qu’il n’y avait dans aucune langue deux mots parfaitement synonymes, il fallait nécessairement reviser la nôtre, constituer à chacun de ses mots un apanage, et le circonscrire, sans égard pour les anciennes limites; autrement cette profonde maxime eût été bien vite renversée.

C’est ce qui fait que Molière, Pascal et Bossuet sont remplis de solécismes posthumes.