«Abaissez as dessuz mei ces ki esturent (steterunt) encuntre mei.»

(Ibid.)

C’est la subtilité des grammairiens modernes qui a inventé de partager la puissance entre sur, sous, et dessus, dessous, et de réduire les seconds au rôle exclusif d’adverbes.

Malherbe et Racan disaient sans scrupule: dessus mes volontés;—dedans la misère;—ce sera dessous cette égide, et Port-Royal s’y accorde; mais l’oracle Vaugelas n’avait pas encore parlé! Il parle, et Ménage déclare, d’après lui, que ces mots, comme prépositions, «ne sont plus du bel usage.» Toutefois Vaugelas veut bien, par grâce, excepter de sa règle trois façons de parler:

1o «Quand on met de suite les deux contraires. Exemple: Il n’y a pas assez d’or ni dessus ni dessous la terre.

2o «Quand il y a deux prépositions de suite, quoique non contraires:—Elle n’est ni dedans ni dessus le coffre.

3o «Lorsqu’il y a une autre préposition devant:—Par-dessus la tête, par-dessous le bras, par dehors la villeetc.

L’usage, en rejetant les deux premiers articles de cette loi, a confirmé le dernier, qui n’est pas plus justifié que les deux autres. Que de caprice et d’arbitraire dans tout cela! En vérité, quand on examine les actes de ces tyrans de notre langue, on est honteux d’être soumis à leur autorité.

J’oubliais de dire que Vaugelas reçoit comme légitime dans les vers ce qu’il condamne comme solécisme dans la prose.

(Voyez [DEDANS], [DESSOUS], [DEVANT], [DEVERS].)