On écrivit originairement avec une s finale, doncques, avecques, ores, illecques, mesmes.
DONNER; DONNER A PLEINE TÊTE DANS....:
Il ne faut point douter qu’elle ne donne à pleine tête dans cette tromperie.
(Am. magn. IV. 4.)
—DONNER AU TRAVERS DE:
Un homme...... qui donne au travers des purgations et des saignées.
(Mal. im. III. 3.)
Donner, dans cette locution, et dans celles qui vont suivre jusqu’à se donner de garde, est pris au sens de tomber ou se lancer avec impétuosité, et il est verbe neutre, ou plutôt réfléchi, mais dépourvu de son pronom. Les Latins disaient de même dare se:—dare se in viam (Cic.); dare se præcipitem: dabit me præcipitem in pistrinum (Plaut.); dare se fugæ (Cic.)
Molière aussi construit donner avec le datif et avec l’accusatif, c’est-à-dire, avec à et dans.
—DONNER CHEZ QUELQU’UN: