(Tart. V. 5.)
Trévoux dit que c’est une forme populaire et corrompue du mot ébahi. Il se trompe. La forme première est abaubi, et nos pères distinguaient bien esbahi et abaubi:
«Lors le voit morne et abaubit.»
(Rom. de Coucy. v. 185.)
«Li chastelains fut esbahis.»
(Ibid. v. 223.)
La châtelaine de Fayel, voyant dans sa chambre son époux et son amant, demeure stupéfaite:
«Quant ele andeus leans les vist,
«Le cuer a tristre et abaubit.
«Dont dist come esbahie fame: