(L’Ét. I. 4.)
Dites-lui qu’il s’avance,
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Et qu’il ne se verra d’aucuns yeux éclairé.
(D. Garcie. IV. 3.)
J’ai voulu vous parler en secret d’une affaire,
Et suis bien aise ici qu’aucun ne nous éclaire.
(Tart. III. 3.)
Il nous reste en ce sens le substantif éclaireur; aller en éclaireur.
On disait éclairer à quelqu’un, pour signifier lui éclairer son chemin. Nicot fait soigneusement la distinction entre éclairer quelqu’un et à quelqu’un; il explique le second: «Prælucere alicui; lucem facere alicui; lustrare lampade.» Ainsi quand on lit dans Don Juan, act. IV, scène 3,—Allons, monsieur Dimanche, je vais vous éclairer,—il faut entendre ce vous au datif, pour à vous, et non pas à l’accusatif, comme aujourd’hui nous disons, Éclairez monsieur. C’est une politesse très-impolie: monsieur n’a pas besoin qu’on l’éclaire, mais qu’on lui éclaire sa route.