(Amph. III. 4.)
Puisqu’on dit bien une langue sans frein, pourquoi ne dirait-on pas aussi des propos effrénés? La métaphore est la même. Mais on ne saurait approuver des traits effrontés (Tartufe, II. 2); des épigrammes, des coups de langue, peuvent s’appeler des traits, parce que l’effet de l’un comme de l’autre est de blesser, de piquer; mais des traits n’ont pas de front. Il y a incohérence, incompatibilité d’images. C’est Dorine qui est effrontée.
EFFROI, au sens actif. Voyez [PLEIN D’EFFROI].
ÉGARER (SE) DE QUELQU’UN:
Je m’étois par hasard égaré d’un frère et de tous ceux de notre suite.
(D. Juan. III. 4.)
Les Italiens disent de même smarrito della via.
J’observe que l’on disait aussi égarer quelqu’un, au même sens que s’égarer de quelqu’un:
«Considerant les mouvements du chien........ à la queste de son maistre qu’il a esgaré.»
(Montaigne, II. 13.)