MARTINE.

Hélas! l’en dit bien vrai:

Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage.

.... Ce que j’ai?

—Oui.—J’ai que l’en me donne aujourd’hui mon congé.

(Fem. sav. II. 5.)

Cette confusion de formes, occasionnée par l’analogie des sons, était originairement permanente dans le meilleur langage.

«Et tenoit l’en que le dit arcevesque avoit ung dyable privé qu’il appeloit Toret, par lequel il disoit toutes choses que l’en lui demandoit...... Maugier cheit en la mer, et si se noya que l’en ne le peut sauver.»

(Chr. de Norm., dans le Recueil des historiens des Gaules. XI. 338.)

Les exemples en sont trop communs pour s’arrêter à les recueillir; mais il est intéressant d’observer que cette forme, aujourd’hui reléguée chez le peuple, était encore, au XVIe siècle, en usage à la cour et chez les mieux parlants. Dans l’aînée de toutes les grammaires françaises, celle que Palsgrave écrivit en anglais pour la sœur de Henri VIII (1530), on voit constamment l’en figurer à côté de l’on: