Molière suivait ici la règle et l’usage de son temps.

Le grammairien la Touche, dans son Art de bien parler français, dit, à l’article du verbe s’ensuivre: «Dans les temps composés, on met toujours la particule en devant l’auxiliaire être:—Ce qui s’en est ensuivi; les procédures qui s’en étaient ensuivies.» (T. II, p. 204.)

Nos pères composaient avec en tous les verbes qui expriment une idée de mouvement, soit progrès, dérangement, métamorphose:—S’ensauver, s’enpartir, s’endormir, s’entourner, s’enaller, s’enrepentir, etc., etc. On disait de même activement, enoindre, enamer, enappeler, ensuivre, etc., dont les simples sont aujourd’hui seuls usités:

«Je n’ignore pas les lois de la nostre (politesse); j’aime à les ensuivre

(Montaigne.)

Ces verbes se construisaient encore avec la préposition en, même au commencement du 18e siècle. Fontenelle, dans l’Histoire des oracles: «Voyons ce qui s’en est ensuivi;» et l’abbé d’Olivet, dans sa Prosodie: «De là il s’ensuit...;» ce que M. Landais, avec sa confiance intrépide et accoutumée, ne manque pas d’appeler un solécisme, à cause, dit-il, de la répétition vicieuse des deux en.

Il n’y a pas là de répétition vicieuse, ni de solécisme, non plus que lorsque nous disons d’un homme épris d’une femme: il en est enflammé; il en est ensorcelé;—vous avez ouvert la cage de ces oiseaux; il s’en est envolé deux.

Ensuivre, traduction d’insequi, comme poursuivre de persequi, est dans Nicot et dans Trévoux. Le dimanche ensuivant, pour le dimanche suivant, est du style de procédure.

«Le lendemain, ne fut tenu, pour cause,

«Aucun chapitre; et le jour ensuivant,