ENNUYER (S’); JE M’ENNUIE, IL M’ENNUIE, absolument, sans complément; et IL M’ENNUIE DE:
Lorsque j’étois aux champs, n’a-t-il point fait de pluie?
—Non.—Vous ennuyoit-il?—Jamais je ne m’ennuie.
(Éc. des fem. II. 6.)
Il vous ennuyoit d’être maître chez vous.
(G. D. I. 3.)
Molière, pour ce verbe, a mis en présence l’ancienne locution et la nouvelle; l’ancienne, qui est la seule logique: il m’ennuie, comme tædet, pœnitet; et la moderne, aujourd’hui seule usitée: je m’ennuie, comme je me repens, quoique la forme réfléchie n’ait ici aucun sens, puisque l’on n’ennuie ni ne repent soi-même. Mais l’usage!...
Il faut, au surplus, observer que se repentir était usité dès le XIIe siècle:
«Deu se repenti que ont fait rei Saul.»
(Rois. p. 54.)