FAUT, de faillir:
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Le cœur me faut.
(Éc. des fem. II. 2.)
De même de défaillir, défaut:
«Que si la frayeur nous saisit de sorte que le sang se glace si fort que tout le corps tombe en défaillance, l’âme défaut en même temps.»
(Bossuet. Connaissance de Dieu. p. 115.)
Dans l’édition in-12, imprimée en 1846 chez MM. Didot, l’éditeur a mis: «l’âme semble s’affaiblir.» De pareilles corrections sont de véritables sacriléges. Comment n’a-t-on pas vu l’intention de ce rapprochement entre les mots défaillance et défaillir? comment, à cette expression énergique l’âme défaut, a-t-on osé substituer cette misérable et lâche expression, semble s’affaiblir? comment enfin se trouve-t-il des mains qui osent toucher à Bossuet, et mutiler sa pensée?
FAUTE, absence, manque; IL VIENT FAUTE DE:
S’il vient faute de vous, mon fils, je ne veux plus rester au monde.
(Mal. im. I. 9.)