(Éc. des fem. III. 4.)
FONDANTE EN LARMES:
Une jeune fille toute fondante en larmes, la plus belle et la plus touchante qu’on puisse jamais voir.
(Scapin. I. 2.)
M. Auger veut qu’ici fondant soit un participe présent, et non un adjectif verbal, attendu le complément indirect en larmes. La raison ne paraît pas convaincante. On dit bien: cette jeune fille est charmante de grâces. Le complément ne fait donc rien à l’affaire; mais le féminin toute, qui précède fondante, y fait beaucoup, et détermine au second mot le caractère d’adjectif. Cette femme est toute riante de santé, ou bien toute fondante en larmes; il est clair qu’il s’agit d’un état, d’une manière d’être, et non pas d’une action.
(Voyez [PARTICIPE PRÉSENT] variable.)
FONDER SUR QUELQUE CHOSE, absolument:
Tant de méchants placets, monsieur, sont présentés,
Qu’ils étouffent les bons; et l’espoir où je fonde
Est qu’on donne le mien quand le prince est sans monde.