(L’Ét. II. 14.)
L’emploi de forcer est ici le même que dans cette locution: forcer un lièvre.
FORFANTERIE D’UN ART, vanité d’un art qui se vante:
Sans découvrir encore au peuple,...... la forfanterie de notre art.
(Am. méd. III. 2.)
Les Italiens disent un furfante; mais, au rebours de ce qu’affirme Nicot, ce n’est pas d’eux que nous avons emprunté forfant ni forfanterie, car les racines de ces mots sont exclusivement françaises. Forfanterie est pour forvanterie. For, en composition, signifie tantôt hors, comme dans forligner, forclore, forbannir, forban, etc., tantôt mal, parce que le mal résulte de l’excès qui franchit les limites. Ainsi forfaire, forsenné, forconseiller, forjuger, formarier et formariage (mariage contre la loi et la coutume), formener (malmener), etc. Se forfanter, c’est se vanter au delà de la vérité, se vanter à faux; et c’est de nous que les Italiens l’ont emprunté.
FORGER UN AMUSEMENT:
Votre feinte douceur forge un amusement,
Pour divertir l’effet de mon ressentiment.
(D. Garcie. IV. 8.)