MÉDIRE SUR QUELQU’UN:

Ceux de qui la conduite offre le plus à rire

Sont toujours sur autrui les premiers à médire.

(Tart. I. 1.)

«On médit de quelqu’un, et non sur quelqu’un. C’est une légère faute, que Molière eût évitée en mettant:

«Des autres sont toujours les premiers à médire.»

(M. Auger.)

Le vers de Molière est le plus naturel du monde: celui qu’on propose pour le remplacer offre une inversion tout à fait forcée, et qui trahirait la gêne du poëte. Pourquoi ne dirait-on pas médire sur comme médire de, puisque, dans cette dernière forme, de est le latin de, qui signifie sur? On dit bien malédiction sur lui!

Molière, en construisant le verbe comme substantif, n’a point ici commis de faute, même légère; et c’en est toujours une d’être guindé, soit en vers, soit en prose.

MÊLER pour se mêler: