Un mari qui n’ait pas d’autre livre que moi,
Qui ne sache A ne B, n’en déplaise à madame.
(Fem. sav. V. 3.)
C’est un archaïsme. Thomas Diafoirus s’en sert également: «Ne plus ne moins que la fleur que les anciens nommoient héliotrope...» (Mal. im. II. 6.) Cette forme, jadis seule en usage, était commode pour l’élision:
«Onc n’avoit vu, ne lu, n’ouï conter....»
(La Font. Le Diable de Papefig.)
On disait de même se pour si: se non, sinon. Malgré des réclamations réitérées, certains éditeurs de textes du moyen âge impriment encore avec un accent aigu né, sé, qué, cé, pour ne, se, que, ce; l’élision même de cet e n’a pu leur persuader qu’il n’y faut point mettre d’accent. C’est une obstination bien étrange!
NÉCESSITANT, nécessiteux:
Aussi est-ce à vous seule qu’on voit avoir recours toutes les muses nécessitantes.
(Am. magn. I. 6.)