(Tart. III. 3.)

Mais si son amitié pour vous se fait paroître...

(Mis. I. 1.)

«Une amitié paraît, et ne se fait point paraître. On fait paraître ses sentiments, et les sentiments se font connaître.»

(Voltaire. Mél. t. XXXIX, p. 226.)

Cette critique de Voltaire ne constate que l’usage du XVIIIe siècle; mais est-ce à dire que tout ce qui s’écarte de l’usage du XVIIIe siècle soit mauvais par cela seul? Le XVIIIe siècle, malheureusement, fut trop persuadé de la vérité de ce principe.

Pour en juger ainsi vous avez vos raisons;

Mais vous trouverez bon qu’on en puisse avoir d’autres,

Qui se dispenseront de se soumettre aux vôtres.

Voltaire croyait sans doute que cette expression, se faire paraître, était créée par Molière pour le besoin de sa rime; il se trompait: