(Méd. m. lui. II. 1.)
Cette expression proverbiale fait allusion à un jeu usité au moyen âge parmi les enfants. Ce jeu consistait à faire circuler rapidement, de proche en proche, un pot qu’il fallait élever en l’air avant de le transmettre à son voisin. Il se trouvait quelque maladroit qui le laissait tomber, et celui-là payait les pots cassés.
Menot parle de ce jeu:
«Le diable et le monde font comme les enfants qui jouent à la balle ou au pot cassé: ils se le passent de main en main; un des joueurs le lève bien haut et le laisse tomber, et le pot vole en éclats[69].»
POTAGE; POUR TOUT POTAGE, au sens figuré, uniquement:
Vous n’êtes, pour tout potage, qu’un faquin de cuisinier.
(L’Av. III. 6.)
La Fontaine s’est servi, dans cette locution, du mot besogne au lieu de potage. Le renard invite à dîner madame la cigogne:
«Le galant, pour toute besogne,
Avoit un brouet clair; il vivoit chichement.»