Années.
1749 { Importations. 5,682,090 Livres.
{ Exportations. 1,414,900
Différence... 4,267,190
1750 { Importations. 5,154,861
{ Exportations. 1,337,000
Différence... 3,817,861
1751 { Importations. 4,439,490
{ Exportations. 1,515,932
Différence... 2,923,558
1752 { Importations. 6,047,820
{ Exportations. 1,554,400
Différence... 4,493,420
1753 { Importations. 5,195,733
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Différence... 3,489,603
1754 { Importations. 5,147,621
{ Exportations. 1,576,616
Différence... 3,571,005
Arrivages--Vaisseaux venant de France 32
" " des Iles 10
" " de Louisbourg
et de l'Acadie. 11
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53
1755 { Importations. 5,203,272
{ Exportations. 1,515,730
Différence... 3,687,542
SOMMAIRES.
[CHAP. I.]--Colonies Anglaises.--1690.
Objet de ce chapitre.--Les persécutions politiques et religieuses fondent et peuplent les colonies anglaises, qui deviennent en peu de temps très puissantes.--Caractère anglais dérivant de la fusion des races normande et saxonne. Institutions libres importées dans le Nouveau-Monde, fruit des progrès de l'époque.--La Virginie et la Nouvelle-Angleterre.--Colonie de Jamestown (1607).--Colonie de New-Plymouth et gouvernement qu'elle se donne (1620).--Immensité de l'émigration.--L'Angleterre s'en alarme.--La bonne politique prévaut dans ses conseils, et elle laisse continuer l'émigration.--New-Plymouth passe entre les mains du roi par la dissolution de la compagnie.--Commission des plantations établie; opposition qu'elle suscita dans les colonies; elle s'éteint sans rien faire.--Etablissement du Maryland (1632) et de plusieurs autres colonies.--Leurs diverses formes de gouvernement: gouvernemens à charte, gouvernemens royaux, gouvernemens de propriétaires.--Confédération de la Nouvelle-Angleterre.--Sa quasi-indépendance de la métropole.--Population et territoire des établissemens anglais en 1690.--Ils jouissent de la liberté du commerce.--Jalousie de l'Angleterre: actes du parlement impérial, et notamment l'acte de navigation passés pour restreindre cette liberté.--Opposition générale des colonies; doctrines du Massachusetts à ce sujet.--M. Randolph envoyé par l'Angleterre pour faire exécuter ses lois de commerce; elle le nomme percepteur général des douanes.--Négoce étendu que faisaient déjà les colons.--Les rapports et les calomnies de Randolph servent de prétextes pour révoquer les chartes de la Nouvelle-Angleterre.--Ressemblance de caractère entre Randolph et lord Sydenham.--Révolution de 1690.--Gouvernement.--Lois.--Education.--Industrie.--Difference entre le colon d'alors et le colon d'aujourd'hui, le colon français et le colon anglais.
[CHAP. II.]--Le Siège de Québec--1689-1695.
Ligue d'Augsbourg formée contre Louis XIV.--L'Angleterre s'y joint en 1689, et la guerre, recommencée entre elle et la France, est portée dans leurs colonies.--Disproportion de forces de ces dernières.--Plan d'hostilités des Français.--Projet de conquête de la Nouvelle-York; il est abandonné après un commencement d'exécution.--Triste état du Canada et de l'Acadie.--Vigueur du gouvernement de M. de Frontenac.--Premières hostilités: M. d'Iberville enlève 2 vaisseaux anglais dans la baie d'Hudson.--Prise de Pemaquid par les Abénaquis.--Sac de Schenectady.--Destruction de Salmon Falls (Sementels).--Le fort Casco est pris et rasé.--Les Indiens occidentaux, prêts à se détacher de la France, renouvellent leur alliance avec elle au premier bruit de ses succès.--Irruptions des cantons, qui refusent de faire la paix.--Patience et courage des Canadiens.--Les Anglais projetent la conquête de la Nouvelle-France.--Etat de l'Acadie depuis 1667.--L'Amiral Phipps prend Port-Royal; il assiége Québec (1690) et est repoussé.--Retraite du général Winthrop, qui s'était avancé jusqu'au lac St.-Sacrement (George) pour attaquer le Canada par l'ouest, tandis que l'Amiral Phipps l'attaquerait par l'est.--Désastre de la flotte de ce dernier.--Humiliation des colonies anglaises.--Misère profonde dans les colonies des deux nations.--Les Iroquois et les Abénaquis continuent leurs déprédations.--Le major Schuyler surprend le camp de la Prairie de la Magdeleine (1691), et est défait par M. de Varennes.--Nouveau projet pour la conquête de Québec formé par l'Angleterre.--La défaite des troupes de l'expédition à la Martinique, et ensuite la fièvre jaune qui les décime sur la flotte de l'amiral Wheeler, font manquer l'entreprise.--Expéditions françaises dans les cantons (1693 et 1696); les bourgades des Onnontagués et des Onneyouths sont incendiées.--Les Miâmis font aussi essuyer de grandes pertes aux Iroquois.--Le Canada plus tranquille, après avoir repoussé partout ses ennemis, se prépare à aller porter à son tour la guerre chez eux.--L'état comparativement heureux dans lequel il se trouve, est dû à l'énergie et aux sages mesures du comte de Frontenac.--Intrigues de ses ennemis contre lui en France.
[CHAP. III.]--Terreneuve et Baie d'Hudson.--1696-1701.
Continuation de la guerre: les Français reprennent l'offensive.--La conquête de Pemaquid et de la partie anglaise de Terreneuve et de la baie d'Hudson, est résolue.--M. d'Iberville défait trois vaisseaux ennemis et prend Pemaquid.--Terreneuve: sa description; premiers établissemens français; leur histoire.--Le gouverneur, M. de Brouillan, et M. d'Iberville réunissent leurs forces pour agir contre les Anglais.--Brouilles entre ces deux chefs; ils se raccommodent.--Ils prennent St.-Jean, capitale anglaise de l'île, et ravagent les autres établissemens.--Héroïque campagne d'hiver des Canadiens.--Baie d'Hudson; son histoire.--Départ de M. d'Iberville; dangers que son escadre court dans les glaces; beau combat naval qu'il livre; il se bat seul contre trois et remporte la victoire.--Un naufrage.--La baie d'Hudson est conquise.--Situation avantageuse de la Nouvelle-France.--La cour projette la conquête de Boston et de New-York.--M. de Nesmond part de France avec une flotte considérable; la longueur de sa traversée fait abandonner l'entreprise.--Consternation des colonies anglaises.--Fin de la guerre: paix de Riswick (1797).--Difficultés entre les deux gouvernemens au sujet des frontières de leurs colonies.--M. de Frontenac refuse de négocier avec les cantons iroquois par l'intermédiaire de lord Bellomont.--Mort de M. de Frontenac; son portrait.--M. de Callières lui succède.--Paix de Montréal avec toutes les tribus indiennes, confirmée solennellement en 1701.--Discours du célèbre chef Le Rat; sa mort, impression profonde qu'elle laisse dans l'esprit des Sauvages; génie et caractère de cet Indien.--Ses funérailles.