Si vous devinez juste, mon sort ne sauroit être plus heureux.
ARISTE.
Je ne crois pas me tromper; mais, après les assurances que je vous donne, quelle raison auriez-vous encore de me taire son nom? N'est-ce pas une chose qu'il faut que je sache, tôt ou tard, puisque mon consentement vous est nécessaire?
JULIE.
Ce seroit à vous à le nommer… Je vois bien que vous ne m'entendez pas.
ARISTE.
Je vous entends, sans doute; et je le nommerois si je n'avois pas mérité d'avoir plus de part à votre confidence.
JULIE.
Vous l'auriez cette confidence, si je n'étois pas certaine que vous combattrez mes sentiments.